La France adore les règlements. A bord de nos bateaux de plaisance, la longue liste de l’armement obligatoire a évolué, la division 224 a été remplacée par la 240 que vous pourrez télécharger sur le web et lire, de temps en temps …
Au delà de cette sécurité « légale » passive, je pense à une sécurité active, de bon sens.
En trente ans de navigation, je n’ai jamais eu à déclarer un sinistre. La connaissance du pourquoi, du comment (cf. la page formation), du vocabulaire (voir dans ce chapitre) minimise les erreurs, permet une bonne compréhension entre chacun ainsi que l’exécution de la bonne manœuvre au bon moment.
Tout cela s’acquière au fil des navigations.
J’étais mousse quand j’ai eu à gérer un incident qui eu pu être très grave. Cela s’est passé sur un voilier de 7 m, par temps calme, dans le brouillard, à proximité de l’ile d’Aurigny (Alderney). Le skipper, André, était chaussé de simples « baskets ». il a glissé sur le rouf humide et s’est assommé quelque part. Nous étions heureusement 3 à bord. Nous avons ramené André dans le cockpit et l’équipière, Monique, s’est occupé de lui tandis que je faisais ce que je pouvais. André s’est réveillé un bon moment plus tard. Les courants nous avaient pris en charge … André n’avait pas perdu la tête et j’ai pu mouiller, soulagé, dans une anse protégée au Sud de l’île.
Depuis, comme pour les voiles, j’adapte ma tenue au temps, du ciré et salopette à la crème solaire, et, en navigation, je porte les bonnes chaussures. J’ai tous mes orteils, en bon état !
Un important élément de sécurité, à savoir lire : 
Jean-Pierre BLONDEL, consultant en nautisme.